Des cyclistes amateurs transpirent en gravissant un col. Alors qu’ils ne se doutent de rien, Rémi Gaillard a organisé un flashmob (mobilisation éclair) pour simuler une arrivée d’étape. Les héros malgré eux, étonnés et ravis, en tombent presque de leur vélo ! La scène, qui a été vue par des millions de personnes sur Internet, illustre le pouvoir de la Toile : comme ces cyclistes, des inconnus sortent soudainement de l’anonymat grâce à une simple vidéo. Yourope a voulu en savoir plus sur ceux qui se filment avec les moyens du bord, et qui déclenchent des millions de clics dans le monde.
Le grand frisson à portée de clic – les skywalkers
Leurs vidéos sont un concentré d’adrénaline. Ces jeunes Russes, les « skywalkers », escaladent n’importe quoi, pourvu que ce soit haut : des gratte-ciels bien sûr, mais aussi des ponts ou encore des pylônes de télécommunications. Sans filet, évidemment. Et sans permission officielle. Entre eux, la compétition est lancée : c’est à qui récoltera le plus de clics grâce au film le plus périlleux. Qui parle de promenade de santé sur les toits ?
Le printemps syrien à Leipzig – un réseau solidaire
Dans un genre tout différent, le site www.adoptrevolution.org diffuse des vidéos et des textes engagés politiquement. Ici, on ne clique pas sur « j’aime » : des cyber-activistes allemands se mobilisent pour soutenir les militants syriens et participent depuis leur écran à la lutte contre la dictature. Et c’est bien plus important.
Youtube, la poule aux œufs d’or – qui y gagne ?
Chargez votre vidéo, acceptez les conditions générales d’utilisation… et entrez dans la course à la popularité ! Le premier à en profiter, c’est le site lui-même, filiale du groupe Google : chaque clic, chaque chargement fait monter sa cote auprès de ses partenaires publicitaires. Mais il y a aussi des escrocs, en Inde par exemple, qui achètent des vues et des commentaires. Rares sont ceux qui font de vrais bénéfices et parviennent à vivre de leurs œuvres grâce à la première plateforme d’hébergement du monde.
Ösi Bua – du Burundi aux charts autrichiens
En Autriche, la jeune génération l’adore et use ses semelles sur les dancefloors au rythme de son titre. Lorsque Cedrick Mugiraneza, alias Ösi Bua, a mis en ligne son clip à petit budget, c’était simplement pour s’amuser… mais la chanson « ich bin da Ösi Bua » (je suis le p’tit autrichien) a fait un vrai carton. Provocateur, engagé, cet habitant de la ville de Linz (au Nord de l’Autriche) originaire du Burundi joue avec les stéréotypes pour reposer la question de l’identité autrichienne.
Retour sur les faits : les clics faiseurs de stars
Qui déclenche des millions de clics dans le monde ? 